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 これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]

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Jumanji

MessageSujet: これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]   Sam 26 Nov - 20:59


 これは犬と猫の挑戦デス!
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Aiko K. Hishima






Bénédiction ou malédiction ? En général, que représente le mariage ? Que se soit dans les bouquins ou bien à la télévision, n'importe qui vous dira que cette union presque ultime est une véritable source de joie, un bonheur infini qu'est celui d'être marié à l'être aimée. Mais ça, c'était avant que ce foutu système instauré par les vieux du clan. Les anciens se permettent de jouer avec nous, nous manipulant comme un vulgaire jeu d'échec. Une vie humaine doit très certainement être comparable à celle d'une fourmi pour eux, suffit de jeter un regard sur les nombreux couples qui ont été formés par lui. Homme ou femme, sur quoi ce base ces calculs de compatibilité ? Là-dedans, dans ce genre d'environnement, je ne parviens pas à voir les bons côtés, peut-être est-ce parce que j'en suis devenu la cible à mon tour. Recevoir cette lettre à sur moi le même effet qu'un éclair. Si seulement j'avais pu m'en prendre un au travers de la poitrine, les choses seraient déjà réglées, je n'aurais pas eu à me prendre la tête comme je le fais là. Non. J'ai beau y regarder sous toute les coutures possibles, je ne vois pas en quoi cette nouvelle est une bénédiction pour moi. Pourquoi a-t-il fallu qu'on décide de venir m'importuner de la sorte, moi qui n'ai jusqu'à maintenant rien fait à personne. Ai-je été si mauvais pour que s'abatte sur moi le poison du clan ? Y penser me donne envie de vomir. Déjà que je n'accepte pas que mon paternel ait une quelconque autorité sur ma manière de vivre, inutile donc de dire combien ce système me sort par les yeux. En entendre simplement parler suffisait déjà pour m'énerver, alors maintenant que j'en suis une proie, ma rage n'en est que plus forte. Dire encore que rien n'est fait. Dire que pour le moment, aucune directive ne m'a été donné. Non, vraiment, je n'aime pas ça.

Tic tac fait la pendule affichée au dessus du tableau de la salle de cours. La fin approche, je vais devoir quitter l'université pour me rendre à ce maudit café qui pourtant ne m'a rien fait de mal. C'est moi-même qui ait choisi ce point de rendez-vous. Intérieurement je bous de rage, je ne sais pas si ça se ressent ou autre, mais aujourd'hui, mon entourage quotidien m'évite légèrement. Est-ce que ça se voit tant que ça quand il y a quelque chose qui m’horripile ? Il faut croire que oui, à moins qu'ils n'aient tous un très bon instinct défensif, ce dont je doute. La sonnerie retentit et je ne perds pas de temps pour enfiler ma veste de cuir en adressant un regard sur le monde avec exaspération. Désagréable est cette sensation qui me taraude l'estomac et me fait serrer le poing, contenant mon désarroi dans mes phalanges qui rougissent sous la pression. Pour peu que je m'emporte, ce n'est pas une simple table qui parviendra à calmer mes nerfs, je ne donne pas cher du visage de la première personne qui osera faire déborder ce vase qu'est le mien. Rempli d'une eau noire, tenter d'y voir le fond est peine perdue, l'éclaircir est impossible. Il n'est que quatorze heures, j'ai le temps devant moi pour me rendre là-bas, elle ne viendra pas avant une bonne soixantaine de minutes et sûrement plus encore si je prends en compte le temps qu'elle s'y rende. Devrais-je faire alors un détour ? Le reflet azur de mes iris dans l'écran de mon téléphone m'oblige à prendre conscience du dernier message que j'ai reçu d'elle, le relisant pour la énième fois. La pauvre...J'avoue ne pas avoir été sympa avec elle dans ma réponse...Peut-être devrais-je m'exc....Non, mais à quoi je pense moi. Des idioties comme toujours. L'espace d'un instant j'ai bien failli me détourner de la personne que je suis, de cette image que je montre à tout le monde. Tsss. Avec tout ça je n'ai pas pu passer un peu de temps avec ma plus précieuse camarade si ce n'est qu'un échange de sourire et d'un signe de la main. Elle n'est pas venue à moi, j'en ai fait de même. Elle a qui je confie tant de choses, je ne suis pas allé la voir pour lui faire part de ce qui me tracasse.  Ai-je bien fait ? Je n'en sais rien. Mais il faut bien avouer que ce n'est pas un sujet facile à aborder, encore moins lorsqu'on sait que la personne qui a été choisi pour être ma « femme » se trouve être sa petite sœur. Elle même d'ailleurs ne lui a rien dit. C'est une décision que nous allons devoir prendre tout les deux. Pourquoi a-t-il fallu que se soit elle et pas une autre ? Trop facile se disent-ils, pas assez amusant peut-être. Qu'il est bon de malmener les gens de cette manière. Je vous jure, j'ai envie de briser une vitre mais je m'abstiens.

Si, plutôt j'ai voulu prendre un détour, je me rend compte que sans le vouloir, rien n'est fait. Au loin je peux voir la terrasse du café dans lequel nous avions l'habitude de nous rendre par moment. J'ai choisi cet endroit parce que je sais qu'elle n'aura aucun mal à s'y rendre, qu'il sera facile pour elle de le trouver. Plus vite nous nous verrons, plus rapidement les choses seront mises au clair. Il est trop tard pour faire demi-tour, maintenant que je suis là, autant attendre qu'elle arrive. C'est dans un profond soupir que je m'arrête devant le bâtiment pour relever la tête et poser sur la façade un regard bien nostalgique avec en coin un sourire triste. Secouant la tête de désolation, je fais le premier pas pour me rendre à l'intérieur, saluant au passage le personnel qui n’éprouve aucune difficulté à me reconnaître. Aiko non plus ne devrait pas avoir de mal à me trouver. Vêtu comme souvent d'une tenue qui me donne un air de sauvagerie, de rebelle, terne, sombre, alliant le gris et le noir à la perfection. Même si ce n'est encore que l'hiver, je n'ai sur moi pour me couvrir qu'un t-shirt grisonnant imprimé dans un design qui donne l'effet qu'un pot de peinture couleur ébène lui est tombé dessus. Ce qui donne surtout ce côté détaché et je-m’en-foutiste, c'est je pense très certainement l'alliance de ma veste à la ceinture strass qui orne le tour de ma taille, retenant alors mon jean noir. Une allure agressive que j'affectionne, mais qui contraste assez avec la section dans laquelle j'étudie. Pour ne pas trop m'impatienter je passe commande à l'une des serveuses, ne réclamant qu'un café alors que ma main se porte à ma poche, voulant y sortir un paquet de cigarette.  Je n'en ai plus. Il est vrai que j'ai décidé de ne plus fumer. Il faut avouer que certaines habitudes restent bien malgré nous.



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Jumanji

MessageSujet: Re: これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]   Dim 27 Nov - 17:02


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Masaru Hishima






Ce jour là, il était seulement six heures, mais comme à son habitude la nuit avait envahi le paysage de sa noire trainée poudreuse.  Elle avait teinté l’air et il n’y avait que la brillante lune -par-dessus les grands immeubles de Tokyo- pour éclairer le jardin dans lequel j’avais joué tout l’après-midi. Je me souviens qu’à l’époque, Père, ne rentrait que bien après le diner, trop tard pour lui dire bonne nuit ou ne serait-ce que l‘apercevoir. Comme chaque mardi, Maman allait chercher Akane à son cours particulier de piano chez la voisine du coin. Elle me laissait alors enfermé dans ma chambre, le temps d’une courte quinzaine de minutes durant laquelle je ne me gênais pas pour crier et courir d’un coin à l’autre de la pièce, rien de bien anormal quand on a juste six ans. Je pense que l’idée de m’abandonner à mon sort ne plaisait d’ailleurs guère à ma génitrice… Cependant, sans voiture à sa disposition, elle ne se sentait pas de me porter jusqu’à l’autre bout du quartier et je crois que mes jambes juvéniles ne m’y auraient pas emmené sans crises et vains caprices. Elle rentrait en tout cas vite, toujours talonnée par une Akane que je retrouvais à bout de souffle. Cette semaine n’aurait pas dû faire exception. Bien que je ne me souvienne plus de quoi avait pu être constituées mes occupations enfantines, je me rappelle que mère était venue m’ouvrir la porte avec un sourire rare. D’une bouche douce, elle avait pris soin de me prévenir qu’« un ami » d’Akane dormirait à la maison. Ma sœur n’avait jamais ramené personne de l’école, ainsi je fus un tantinet jalouse à l’idée qu’un intrus s’incruste dans notre cocon familial.

Si j’avais deviné, peut être que j’aurai égoïstement prié pour que cette rencontre ne se produise jamais. Toutefois,  en étant honnête, je dois avouer qu’il est la meilleure chose qui nous soit arrivé. Dans l’embrasure des escaliers, -que j’avais dévalé quatre à quatre- sa silhouette m’étais d’abord apparue chétive. Il était un garçon mince et frêle, qui se tenait droit, ses cheveux blancs et courts saillant merveilleusement à sa peau blanche. Sans le savoir, dans ma poitrine se loupait déjà des battements. J’avais dégluti -anxieuse- tandis que j’observais cet équation inconnu rire avec ma sœur d’un murmure que je ne saisissais pas, un de ses premiers secrets qui ne leurs appartenaient qu’à eux et qu’aucuns ne voudraient partager avec moi. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’ils ne captent ma présence et que le visage d’Akane m'offre un joli sourire. Cela l’avait obligé à tourner la tête. La curiosité avait détourné son attention une improbable seconde de celle qu’il allait bientôt chérir pour des années. Ses yeux m’avait fixés. Et même si les prunelles de Masaru étaient à l’image de la plus belle des voûtes azurées, elles avaient terni mon monde d’un gris aussi changeant que le temps. J’appris que lorsque la colère teintait d’un bleu sombre ce ciel sans nuage pour en faire une mer enragée, il n’existait pas plus sauvages, impétueux et passionnés que ces iris rageux. Une expression que le garçon me permettrait de confronter quand je causerai peine et soucis à mon ainé. Elle m’avait fait boire la tasse plus d’une fois. J’en garde pour l'eternité un goût amer et salé au palais, similaire à la saveur des larmes que verse un cœur épris, puis brisé.

C’est justement cette grimace énervée que je lui entrevoie à travers la vitre du café. Ses lèvres sont crispées dans une ligne qui ne me dit rien qui vaille et si, le reflet m’empêche d’observer à souhait les traits de son faciès d’éphèbe, je n’ai aucun doute qu’il doit se dégager de lui une aura assassine. Ses épaules sont raides.  Il ne remarque pas les coups d’œil timides que les filles passantes au-devant de sa table lui accordent dans une petite moue qui se veut mignonne, -chose dont il jouit normalement avec plaisir- ce que je déteste.

Il est à moi, c’est mon mari.


Je déglutis. Une réalité que j’assimile avec une facilité déconcertante grâce à l’affection que je lui ai toujours vouée. Une vérité que Masaru doit haïr d’autant que j’en juge par le message cinglant qu’il a cru bon de m’adresser ce matin. Ce n’est pas étonnant pourtant, je sais pertinemment à qui son amour est dédié. Dans une profonde inspiration, je réajuste avec soin la jupe plissée de mon uniforme bleu marine. Je me suis légèrement maquillée et coiffée. J’avais envie qu’il me regarde. Un espoir qui se casse déjà alors que je me décide à passer l’entrée. Il suffit de voir comme il est tendu, tellement désintéressé qu’il a le nez plongé dans son café noire. Il faut se rendre à l’évidence que je n’arriverai pas à le changer en une journée et que, cette lettre, ne suffira pas à faire revirer sa tendresse de bord sans prévenir. Il ne sait pas se lever en se rendant compte, que, finalement, il m’aimait. J’ai honte d’avoir eu ce fantasme grotesque. Les doigts moites, je m’approche à pas conquérant. Il faut que je reste stoïque, souhaiter que tel qu’à chacune de nos rencontres, aucune de mes émotions ne transparaissent. Ma tendresse se doit de lui glisser encore dessus, pareille aux gouttes de pluies sur une vitre fermée. A chacun son heure, je serai patiente.

-Salut. -déclarai-je d’un ton égal et glacé.-

Je n’oublie pas son impolitesse récente. La chaise à côté de la sienne grince sur le parquet boisé  et je m’installe sans attendre sa permission. De près, je peux mieux constater à quel point il est frustré. Il suffit d’être attentif pour constater que sa tempe bat légèrement à son front et que les annexes qui soutiennent la hanse de sa tasse tremblent un brin. La situation doit vraiment le perturber pour que lui, si impassible en temps normal, me devienne aussi transparent. J’ai l’habitude de déchiffrer les humeurs de Masaru, c’est vrai. Cependant, là…Je crois que c’est une évidence pour n’importe quel esprit psychologue qu’il est dans un état avancé de contrariété.

L’idée de nous marier te déplait jusqu‘où, hein Masaru ? Me vomis-tu en cet instant ?

-Tu sais pourquoi je suis venu parler n’est-ce pas ? Je ne connais pas très bien les formalités qui entourent tout ce système, mais il semble que je dois m’installer dès ce soir. On ferait mieux de l’annoncer à Maman ensemble….-attaquai-je dans le vif, pas soucieuse de lui demander comment il va, puisqu’il a tout, sauf l’air bien.-

L’endroit qu’il a choisi est plutôt sympathique. Le cadre est agréable. C’est un starbuck chaleureux et traditionnel. Un lieu où nous aimions goûter tous les trois il n’y a pas si longtemps. On a arrêté parce qu’Akane enchaine les révisions dernièrement. Masaru ne venait que pour elle et je n’aime pas boire seule.

-Ils ont décorés les poteaux avec des fleurs cette année…on est bientôt au printemps. -susurrai-je avec absence en m’emparant de la carte du menu dont les détails me sont déjà connus par cœur.-

Cela me plairait d’aller voir les cerisiers en fleurs. Je retiens un rire ironique à l’idée que, désormais, je peux monopoliser Masaru sans soucis pour m’accompagner, mais pas sûr qu’il apprécie mon enthousiasme. La luciole meurt toujours brûlée par la lumière que produisent les lanternes de la ville en été.

Combien de temps pour que ne se termine mon immolation à moi ? J’entame le compte à rebours.





Dernière édition par Aiko K. Hishima le Jeu 15 Déc - 9:49, édité 2 fois
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Jumanji

MessageSujet: Re: これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]   Sam 10 Déc - 22:34


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Aiko K. Hishima






Quel est ce son qui ne cesse de battre à un rythme effréné depuis cinq bonnes minutes déjà ? L'envie de crier me prend pour le faire taire, mais, du coin de l’œil je me rend compte qu'il ne provient pas du petit monde qui s'est accumulé dans la salle. Aussi bien les serveuses que la clientèle,  ils n'en sont pas à l'origine. Alors quoi ou qui ? Quelle peut bien être la source de ce tapotement agaçant qui me ronge les tympans et qui étrangement n'a pas l'air de déranger les autres. Il n'y a que moi pour répondre à cette question, je suis bien le seul à pouvoir le faire étant donné que j'en suis le créateur. Fruit de mon stresse, mon talon frappe le sol à répétition sans que je ne puisse rien y faire. La preuve, ce n'est seulement que maintenant que je m'en aperçoit, signe que je ne suis pas dans mon état normal. Cette histoire me perturbe, quiconque me connaît un minimum n'aurait aucun mal à le remarquer. Je n'aime pas ça, je n'aime pas cette perte de contrôle sur mes propres réactions, sur mon propre corps. Infaillible me dis-je, tu parles. En cet instant, n'importe quel adversaire peut m'atteindre sans avoir besoin de forcer. Si d'habitude j'arrive à garder mon sang froid dans certaines situations, là, rien qu'un mot de travers, aussi insignifiant puisse-t-il être, suffirait pour me faire sortir les crocs. Pourquoi a-t-il fallut que ça tombe sur moi. Ne puis-je donc pas jouir de la liberté encore plus longtemps ? Un rêve qui maintenant ne m'est plus possible d'avoir. Que je suis pathétique de penser ainsi. Pitoyable même, au fond, en mon fort intérieur je me moque de moi-même, je méprise la faible personne que je suis devenu à la réception de ce vulgaire morceau de papier. Où est donc cette rage quotidienne qui est la mienne ? Ce concentré de sauvagerie pure que renferme habituellement mon regard. Une hargne qui jusqu'à maintenant ne m'avait jamais quitté. Une lettre suffirait donc pour briser mon âme. J'espère bien que non. Il en faut bien plus pour me détruire. Je ne me laisserai pas dévorer aussi facilement et si pour reprendre mes esprits je dois faire une rencontre brutale avec la table, je suis prêt à le faire, au risque d'attirer l'attention sur moi, j'en ai rien à faire.

Une seconde, un tintement, rien que ça suffit pour me suspendre dans le temps et m'obliger à me stopper dans mon élan. Quelqu'un venait de franchir la porte d'entrée. Sans même regarder, comme pris par un pouvoir de divination, les fourmis grouillantes dans mon estomac me firent bien comprendre de qui ça pouvait bien être. Une connaissance de toute évidence et pas n'importe laquelle : Mon rendez-vous indésirable. Que c'est monstrueux de ma part de parler ainsi d'elle alors qu'elle ne m'a rien fait. Elle qui pourtant, au lieu d'étudier comme son aînée, passe une bonne partie de son temps avec moi lorsque je viens leur rendre visite. Je doute que se soit par plaisir qu'elle le fasse à chaque fois, suffit de voir ma manière de la taquiner par moment, lui faisant même passer des épisodes bien désagréables. Un passe-temps, un jouet, je ne devrais pas la voir sous cette forme-là, c'est irrespectueux envers elle, bien que je ne peux pas nier le fait qu'elle me rend bien mes gamineries parfois, en particulier quand au final je subis les remontrances de sa sœur, la pire punition qui soit. À côté de moi je sens que ça bouge mais, je ne daigne pas tourner la tête dans sa direction de crainte de me rendre compte que pour moi, ma vie paisible prend un chemin différent que celui  que j'avais prévu. Foutu système. Bien que le ton n'y est pas, dans sa voix j’aperçois comme à chaque fois qu'elle s'adresse à moi, cette tonalité que je n'ai aucun mal à assimiler. Douce, féminine et très agréable malgré toutes les mauvaises impressions que je me donne sur son sujet. C'est avec surprise que je prend conscience de la fin de mes tremblements qui jusqu'à maintenant m'étaient insupportables, comme si son apparition en était venu à bout sans le vouloir. Mon stresse viendrait-il de s'envoler ? Serait-ce le fait d'avoir été dans l'attente de voir son comportement vis-à-vis de ce bouleversement qui me m'était dans cet état ? Tant de questions et pas une seule réponse. Sa droiture ne trahit pas le personnage qu'elle s'est forgée avec le temps. À peine vient-elle d'arriver qu'elle rentre directement dans le vif du sujet. Elle n'a pas tort, il n'y a pas de temps à perdre dans les discussions inutiles, plus vite ont en parle, plus vite se sera réglé.

-Pas trop le choix j'imagine...Déclarais-je dans un profond soupir alors que je repose ma tasse. -Tôt ou tard, que se soit par nous que par eux, elles finiront par l'apprendre. Autant rester en bons termes et les rassurer que ce n'est pas avec un inconnu que tu te retrouves. Ta mère en sera soulagée je pense.

Pour tout avouer, ce n'est pas tant Élisa qui me préoccupe le plus mais principalement sa fille, Akane. Comment va-t-elle prendre la nouvelle ? Sera-t-elle heureuse pour sa petite sœur ? Et pour moi ? Qu'en sera-t-il ? Quelle sera sa réaction lorsqu'elle apprendra que je suis marié à quelqu'un ? En aura-t-elle rien à faire ? Au fond de moi j'espère tout le contraire. Je souhaite qu'elle en soit bouleverser, qu'elle ne l'accepte pas. Oui, j'ai peur de voir que pour moi elle ne ressent rien, qu'elle ne m'ait jamais vu comme un homme et surtout comme un prétendant. Je ne suis pas sûr maintenant que se soit une bonne idée que de rapporter la nouvelle. Je ne me sens pas capable de faire face à cette réalité. Ne peut-on pas uniquement le dire à sa mère ? Mes doigts se crispent. Je me fais du mal alors que rien n'est encore fait, le plus difficile reste à venir.

-Concernant les formalités, je n'ai pas prit la peine d'y jeter un coup d’œil et ceux qui m'en on parler se sont abstenus de trop en dire. Je sais juste qu'il y a plusieurs clauses que nous allons devoir respecter si nous ne voulons pas nous faire "répudier". Oui, c'est ainsi que je vois les choses. Si tu n'obéis pas, tu peux t'attendre à dire au revoir ta vie. -Élisa-san doit être au courant de ces « devoirs conjugaux ». Peut-être devrions nous lui demander quand on la verra. À moins que...

De ma poche je sors mon téléphone portable pour y jeter un rapide coup d’œil. Mes paupières se plissent à la vue d'un icône inconnu au bataillon. D'une impulsion j'accède à un document texte qui, dès la première ligne, hérisse mes poils. Rien que lire le blabla sur le respect et l'obéissance envers cet organisme me fait bouillir de rage et m'ôte l'envie d'en lire d'avantage au point même d'en claquer la coque sur la surface plane de la table. Ma colère est facilement lisible je pense. Savoir que je suis manipuler m'énerve. Du fond noir de mon café, je tourne la tête légèrement, laissant alors mes pupilles se poser sur la silhouette blanche qui est venue me rejoindre. Ce n'est que maintenant que je me décide enfin à la regarder, elle qui pour moi est une précieuse camarade. Bien que nous ne soyons pas du même âge, elle n'en reste pas moins une fille avec qui j'ai passé de nombreuses années. Je ne devrais pas me montrer aussi venimeux avec elle alors qu'elle n'a rien demandée pour se retrouver dans pareil situation. Discret est se sourit qui tire sur mes lèvres alors que je croise la double lueur de ses prunelles. Bleu et vert, un mélange qui lui va étrangement bien.

-Humpf. On a un peu de temps. Élisa-san ne rentre pas avant 19h il me semble...Manges quelque chose. Te connaissant, si tu n'as rien dans l'estomac, tu ne va pas tenir. Boule de nerf que tu es !



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MessageSujet: Re: これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]   Jeu 15 Déc - 9:47


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Masaru Hishima







-Pas trop le choix j’imagine….Tôt ou tard, que ce soit par nous que par le système, elles finiront par l’apprendre. Autant rester en bon termes et les rassurer que ce n’est pas avec un inconnu que tu te retrouves. Ta mère en sera soulagée, je pense.

Ma mère ou Akane ? -pensai-je tout bas. Je savais pertinemment que ce n’était pas ma douce maman qui occupait les pensées de Masaru en cet instant. Il suffisait de le connaître pour remarquer que son regard s’était assombri et que ses lèvres pales s’étaient un tantinet pincées, sans parler de la manière dont il serrait la hanse de sa tasse à café au point de s’en faire blanchir les phalanges. Mes mains aussi crispées que les siennes sur la carte du menu, je me demandai si dans sa poitrine meurtrie son cœur battait en ce moment d’une douleur égale à la mienne. Son attention à mon égard rasait les pâquerettes, je le constatai toujours avec amertume. Si seulement notre amour avait le même sens, nous n’éprouverions aucune souffrance. S’il m’aimait, tout serait parfait. Je suis tellement égoïste.
Masaru me frapperais-tu, si tu savais combien je suis détestable ? Je n’en doute pas que oui.

-Peut-être bien. Un jus d’orange s’il vous plait. -réclamai-je, à l’intention d’une serveuse.-

Dire qu’Akane est à n’en pas douter amoureuse de toi. J’ai vu la photo qu’elle cache dans son petit portefeuille en cuir noir. Je ne sais pas où vous étiez allés, mais dessus vous resplendissez d’une joie que je ne connais pas. Jamais, je ne t’ai vu plus magnifique sourire que sur cette image-là. Tu n’imagines même pas combien cela m’a donné envie de vomir. Et je me hais pour ça. Etre incapable de vous regarder avec bienveillance, mon seul esprit hanté par la peur de vous voir tous les deux heureux. J’ai eu tant de fois envie de déchiqueter ce morceau de papier, cette mémoire si chérie de vous et dont je ne fais aucunement parti. Votre affection piétine mon cœur. Elle en a fait un ramassis de pots cassés des plus laids. Je suis hideuse, il n’y a pas à se tromper sur le sujet. Je suis lucide là-dessus, ce n’est pas pour autant que je te dirai la vérité. Tu ne sauras pas qu’Akane tient à toi. Je serais ta femme et l’unique. Je finirai bien par te hanter à mon tour. Faire en sorte d’occuper ta tête et d’habiter ton corps, c’est mon combat depuis des années. Maintenant que la vie me donne une chance de le gagner, je ne vais pas laisser la bride me glisser entre les doigts. Je t’aime fiévreusement, égoïstement, très mal peut-être, mais je t’aime. C’est désolant, je me fais l’effet de la garce dans mon manga favori. Avant, je m’imaginais la claquer à longueur de pages, à present je me sens proche d’elle.
-J’ai vraiment le mauvais rôle de l’histoire. -soupirai-je tandis qu’on venait m’apporter ma commande.-

Il faut que j’arrête de me flageller intérieurement, à force je vais devenir rouge et bleu.

-Donc tu veux qu’on demande à maman ? Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. -affirmai-je alors que je l’observais fouiller dans son portable, à la recherche de quelque chose qui m’échappait.- Honnêtement, aucune mère n’aurait envie de décrire ces choses-là à son enfant….

Je ne vois absolument pas maman m’expliquer ce que je devrais faire avec mon mari. Il est évident que les devoirs conjugaux doivent impliquer du sexe. Je ne le conçois pas autrement. Masaru y a-t-il réfléchi ? A tous les coups, il n’y a pas songé une seule seconde. Je dois lui paraître trop innocente ou, alors, cela doit lui aller au-dessus de toute pensée pour qu’il considère, ne serait-ce que l’idée de coucher avec moi. Je le sais insensible à mon charme, mais je crains qu’il le soit tant qu’il ne bande même pas en me voyant nue. C’est cru, cependant c’est ça. Mon dieu, que faire si je ne  lui fais pas plus d’effet qu’une moule à son rocher ? J’ai le cafard. Le bruit de la porte derrière nous carillonne, un nouveau client vient d’entrer. J’attrape le jus d’orange qu’on m’a apporté. Il est d’un jaune canari très frais et merveilleusement parfumé. J’aimerai être aussi ensoleillée que son goût. Je voudrais rayonner d’une manière similaire, être vitaminée et délicieuse en bouche. En tout cas, je n’ai pas de rêve plus fou que de voir Masaru aussi assoiffé de ma saveur qu’un homme d’eau après la traversée du désert.
-Humpgf. On a un peu de temps. Elisa-san ne rentre pas avant 19h, il me semble…Mange quelque chose. Te connaissant, si tu n’as rien dans l’estomac, tu ne vas pas tenir. Boule de nerf que tu es !

Tiens me connaitrait-il un tantinet ? C’est vrai que nerveuse je mange comme quatre. Toutefois sa façon de me parler me rappelle celle d’un père à sa fille, ou pis celle d’un grand père à une demoiselle de dix ans. Je ne suis pas assez crédule pour croire à une attention particulière de sa part. Il ne fait que retarder l’heure de la visite. Parce qu’il est effrayé. Il a peur de faire face à ma sœur ainée. Il ne veut pas lui annoncer. Il ne voudrait jamais lui dire. Pauvre Masaru qui en ce moment doit se ronger les sangs. J’en aurai mal au cœur pour lui, si je n’étais pas trop occupée à souffrir du mien. J’en aurai mal au cœur pour lui…Je me décidai à le fixer droit dans les yeux. J’ai envie de ne plus lâcher ses prunelles bleues et de lui crier : Arrête, arrête de faire semblant. Crache le morceau, vas-y. Tu en as envie n’est-ce pas? Cette situation te débecte tellement. Etre fanciée à Aiko, pas à Akane, à Aiko, ça te déprime, pas vrai ? Tu ne fais que pleurer en silence depuis dix minutes. Tu ne fais que forcer le sourire. J’ai appris chaque signification de tes mimiques, je connais du tressaillement de ta mâchoire qui intime ta colère, à l’ourlée de ton doux sourire qui signifie l’amour. Tu ne peux pas bluffer Masaru. Je suis éprise de toi depuis bien trop de temps, de mois, de semaines, de jours et de minutes, pour que tu ne me trompes d‘un clin d‘œil. Si aujourd’hui était un vendredi habituel, peut-être y parviendrais-tu. Mais on vient de nous marier et c’est ta vie qui s’écroule, ton rêve et tes fantasmes. C’est une déception récente d’une nuit à peine, comment pourrais-tu la ravaler ? C’est déjà une prouesse que tu me confrontes sans sourciller, qu’il n’y ait que cette aura tendue et tes annexes frémissants de rage pour exprimer ce qui t’agite. J’ouvris la bouche.
Je n’ai pas faim, car tu en aimes une autre, ma sœur qui plus est.


-C’est vrai, je serai prête à manger un régiment entier. Ça te dit qu’on partage un plat ensemble ?

Lâche.

-Pourquoi pas des pâtes à la carbonara et une pizza tomate-mozzarella, j’adore ça ?

Trouillarde.

-Et, puis j’aimerai qu’on discute…on va être marié quand même. Tu aimerais combien d’enfants ?

Je ne veux pas voir tes regrets.

-Haha, bien sûr je plaisante.

Je ne veux pas voir ta peine.

-Et, pour Akane, ne t’en fais pas….Elle ne peut pas apprendre pour nous dans l’immédiat. Elle est en voyage scolaire pour un mois. Un échange avec Momo, tu as oublié ? Elle m’a dit t’avoir envoyé un message hier.

Je ne veux pas voir que tu ne m’aimes pas.



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これは犬と猫の挑戦デス! [PV Aiko K. Hishima][Flashback chap1]

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